Le but là c’est de parler de tout ce qui est état de minéralité, capital minéral et puis déminéralisation, pendant le jeûne ou en phase de préparation ou en phase de reprise. C’est une question qui revient souvent, que j’ai entendu souvent ici. C’est vrai qu’on peut se déminéraliser pendant le jeûne, mais pas pendant n’importe quel jeûne, souvent pendant les jeûnes longs et ça dépend surtout du terrain de la personne. Toute la causerie là, ça va être de dire, chaque terrain est spécifique donc on ne peut pas parler de déminéralisation si on ne parle pas du terrain spécifique de l’individu donc du capital minéral au départ. Vous savez tous maintenant que au début du jeûne il y a ce qu’on appelle une crise d’acidose. Les 2-3 premiers jours on fait monter le pic d’acides et c’est là où ressortent tous les symptômes et où se manifestent le plus de sensations désagréables. Ça on peut le vivre au quotidien cette acidose, dans des états de déséquilibres aigus ou chroniques. C’est à dire j’ai une poussée inflammatoire, j’ai trop d’acides peut-être dans les articulations, j’ai une infection urinaire, trop d’acides au niveau des voies au niveau de l’urètre on va dire, ou trop d’acides qui arrivent au niveau des reins. J’ai de l’eczéma, j’ai du psoriasis, trop d’acides qui ressortent par la peau. Donc cette acidité-là elle existe en dehors du jeûne. Et c’est la grande différence, qui fait de concevoir les choses, entre la médecine allopathique et les médecines naturelles comme la naturopathie, c’est l’équilibre acido-basique. L’équilibre des systèmes tampons, notamment au niveau du pH sanguin. C’est à dire que, je l’ai déjà répété plusieurs fois et puis j’ai fait une conférence spécifique de 2 heures là-dessus, c’est que chaque individu a un équilibre homéostatique dans la gestion de ses ressources acides et alcalines. Le pH sanguin il ne peut pas varier, il reste aux alentours de 7,25-7,35 et il aurait tendance à devoir osciller vers le haut ou vers le bas selon évidemment ce qu’on va apporter comme agents extérieurs. Les agents extérieurs ça va être l’eau, l’alimentation bien sûr mais aussi le stress, qui va être un facteur acidifiant. Et donc ce qui fait que l’on ne peut pas baisser ce pH, parce que sinon on tombe en coma, ce sont des mécanismes tampon. Alors c’est très rare qu’on puisse être trop alcalin, qu’on soit en alcalose métabolique donc je n’en parlerai pas, mais c’est le cas en bio-respiration, où on est en alcalose métabolique temporaire donc on vient chercher des acides, mais ça on n’en parle pas. On va plutôt parler d’acidose, c’est un terme que vous devez tous connaître, dès que l’on s’intéresse un tout petit peu à la naturopathie on entend le terme « et bien tu es trop acide » ou bien « tu es en acidose » ou « c’est de l’acidose chronique » ou « tu as une poussée d’acide » etc etc. Mais on ne sait pas toujours derrière quoi cela renvoie. Très simplement, un résidu acide au niveau de la cellule va devoir être compensé par une ressource alcaline pour que le pH sanguin soit maintenu dans une bonne norme. Et les ressources alcalines du corps ce sont 4 minéraux : sodium, potassium, magnésium, calcium. C’est surtout le calcium circulant qui va être utilisé donc il y a 1% du calcium qui est présent dans l’organisme, qui circule constamment dans le sang pour notamment tamponner l’acidité. Donc le calcium il est important pour la structure minérale d’ensemble, donc les os les dents, mais aussi dans cette régulation tampon de l’acidité qui arrive dans le corps. Donc il faut vraiment voir ça. Alors évidemment que quand on est en jeûne et qu’on relâche des acides, ces ressources minérales elles vont être mises à profit. On le répète les 4 minéraux : sodium, magnésium, calcium, potassium. C’est ça qui va être mis à profit. Si j’ai très peu de réserves minérales, c’est un problème, d’où l’intérêt de faire une très bonne descente alimentaire, en apportant des aliments riches en minéraux alcalins. Donc ça peut être, alors ce qu’il y a de plus chargé par l’eau de mer, par des jus de légumes fortement alcalins, par des tisanes, tisanes d’ortie, tisanes de reine des prés, de la prêle (même si après il ne faut pas la faire trop chauffer parce que justement on arrive avec des minéraux non colloïdaux derrière qu’on ne peut pas assimiler), et puis surtout beaucoup de fruits, beaucoup de légumes qui sont très riches en calcium, en potassium, même des oléagineux, des graines. C’est pour ça que dans la descente alimentaire, dans les 2 semaines, je vous ai encouragé à prendre beaucoup beaucoup beaucoup de ces aliments-là pour refaire les ressources alcalines. Qui vont être mobilisées pendant le jeûne. Là, bon on connaît tous votre terrain, parce qu’on en avait parlé un petit peu donc je vois un petit peu l’alimentation que vous avez, donc je suppose les ressources que vous avez. Sur un jeûne d’une semaine ce n’est pas si problématique. Par contre si on s’engage vers un jeûne de deux et surtout trois semaines, il y a des individus, selon le terrain, on va dire selon les tempéraments en homéopathie, en médecine chinoise ou en Âyurveda (ce serait Pitta pour l’Âyurveda, les individus Feu pour la médecine traditionnelle chinoise et puis les sulfures chez les homéopathes par exemple), qui n’ont pas de grosses réserves minérales, eux ils seront plus handicapés que les gens qui sont plutôt Kapha par exemple en Âyurveda, qui ont plus de ressources minérales et qui eux peuvent accomplir un jeûne long, c’est à dire vingt, trente, quarante jours. Le capital minéral de certains individus ne sera pas assez opérationnel et on va aller puiser dans la structure minérale forte donc c’est à dire les dents et les os. S’il n’y a pas de calcium en réserve au niveau cellulaire, s’il n’y a pas eu d’apport suffisant avant le jeûne, le corps lui va toujours chercher à équilibrer, donc il va puiser dans la structure osseuse et dentaire. C’est pour ça qu’après des jeûnes longs, des gens qui l’ont fait sans encadrement ou sans de bons conseils, ils vont avoir des problèmes dentaires donc et puis avoir des os plus fragiles. Et là vous devez comprendre directement que tout ce qui est problème d’ostéoporose ce n’est pas lié, enfin c’est rarement lié à un déficit de calcium, c’est plus lié à un terrain inflammatoire qui est hyper acide et qui mobilise des ressources en calcium continues. Et donc du coup, à force d’avoir un terrain inflammatoire chronique, je demande tout le temps du calcium, du magnésium, je pompe, je pompe, je pompe… Si on a dans l’alimentation, au moins suffisamment que ce dont j’ai besoin pour compenser ces acides, ça va, et en général ce n’est pas le cas donc on va puiser dans la structure osseuse. Ce qui crée fragilité puis donc ostéoporose. Et la plupart des maladies inflammatoires pompent les réserves en minéraux. Alors on pense que c’est une maladie due à la vieillesse l’ostéoporose, mais en fait ce sont des maladies qui sont souvent vingt, trente ans antérieures aux manifestations physiques parce que la déperdition a déjà commencé à ce moment-là. Et la grande erreur qu’on fait, au moins en occident, c’est de dire « d’accord le calcium est important pour la structure osseuse, et où est-ce qu’il y a le plus de calcium ? Dans les produits laitiers ». Les produits laitiers, au mieux vous assimilez 30% du calcium, au mieux du mieux, c’est à dire si ce n’est pas pasteurisé etc etc. Sauf que c’est un produit qui est non physiologique donc acidifiant. Donc en gros, le calcium que vous allez prendre par les produits laitiers, il va servir surtout à tamponner en partie l’acidité qu’il amène. C’est comme si c’était neutre. Mais si on ne compte que sur cette ressource, alimentaire, pour amener du calcium et bien en fait on sera en dette de calcium donc on va se déminéraliser. C’est pour ça qu’on constate les cas d’ostéoporose chez les grands buveurs, les grands consommateurs de produits laitiers. Pour cette raison simple là, c’est que généralement on dit j’ai le calcium là-dedans, c’est OK. Par contre si on consomme des végétaux, là le calcium il est assimilable entre 70 et 75%, au moins deux fois et demi plus. Et il y a cet effet alcalinisant en plus, car il y a un ensemble de minéraux alcalins et on n’aura pas cette acidité là. Donc on a trois quatre fois plus, cinq fois plus de bénéfices à consommer du calcium sous forme de végétaux plutôt que sous forme de produits laitiers et là ça se traduit directement pendant le jeûne. Si on a compté sur ses réserves alcalines, qu’on a construites avec une alimentation riche en végétaux, frais, on aura toutes les chances d’avoir de bonnes réserves alcalines. Si pendant le jeûne, si jamais on sens qu’on a (et là c’est plutôt la personne qui encadre, ou alors si on se connaît assez bien), si on sait qu’on n’a pas des grosses ressources minérales, et bien c’est de prendre des petits jus de légumes, de l’eau de mer, ou des tisanes chargées en éléments minéraux comme de l’ortie. C’est pour ça que moi quand j’encadre, je dis à telle ou telle personne « et bien va plutôt sur les tisanes » même si elle voudrais jeûner à l’eau, « moi je pense que ce ne sera pas profitable à long terme, parce que tu vas puiser dans ta structure osseuse et puis après tu vas le regretter ». Des personnes qui jeûnent beaucoup, du coup mentalement, sans s’écouter, après plusieurs jeûnes et bien se retrouvent avec des dents effritées, parce que tout se régénère sauf les dents. Une fois que les dents sont attaquées c’est vraiment la dernière ressource. Donc quand on sent des gens qui sont très acides, quand ils ont des grosses poussées inflammatoires dans les dents, c’est que là c’est, on va dire tout le terrain est déséquilibré. Il faut revenir, il faut même y aller avec des bains de bouche locaux avec des sels alcalins, pour essayer d’en fixer le plus possible sur les dents. Dès qu’on perd de sa structure dentaire, vous avez déjà vu des gens qui ont les dents un peu transparentes, translucides, très fines, c’est très très très très dur de les refaire ! Et je pèse mes mots. Donc cet état de minéralité, il dépend du capital minéral et des ressources minérales qu’on va avoir ; et c’est pour ça aussi qu’en phase de reprise de jeûne il est essentiel d’aller directement vers des éléments riches en minéraux alcalins. Donc je les répète sodium, calcium, potassium, magnésium. Et quand je vous avais parlé de descente alimentaire dans les mails que vous avez reçus, j’avais évoqué aussi l’eau de mer, l’eau de mer en isotonie, plasma de Quinton, voilà, mais quand on habite au bord de la mer ces minéraux alcalins on va les puiser par capillarité aussi. Donc on peut aussi faire ses ressources alcalines en dehors de l’alimentation, en se baignant dans l’eau de mer quotidiennement, ça va passer par la muqueuse de la peau et ça va bénéficier à notre corps. On peut faire des bains alcalins aussi, avec des citrates, citrates de magnésium, bicarbonate de soude etc. Donc là pour venir tamponner l’acidité dans le corps. Ça peut se faire aussi pendant des… il y a des centres de jeûne qui font ça et je trouve que ce sont des choses qui sont bien, pour des gens qui sont très acides, mais qui devraient jeûner pour des problèmes de santé et qui théoriquement ça les mettrait en difficulté, et bien au moins ils puisent par la peau, par tous les deux mètres carrés que constitue la peau, des substances alcalines sans passer par la sphère digestive. Quant au fait de pouvoir se déminéraliser pendant un jeûne, alors sur un jeûne d’une semaine, c’est ça qui nous concerne, c’est très très très difficile que ce soit le cas. Il faudrait vraiment par exemple avoir un terrain déséquilibré en minéraux, faire une mauvaise descente alimentaire, faire beaucoup beaucoup d’activités pendant le jeûne et avoir beaucoup de stress. Voilà, c’est à dire s’oxyder. Mais si vous avez des activités physiques modérées, si vous faites des exercices respiratoires, si vous êtes suffisamment épanouis et que vous avez fait une bonne descente alimentaire, sur une semaine il n’y a pas de soucis. Au delà, ça demande vraiment une vigilance et puis une bonne connaissance de son état, ou vous par recherche et puis par ressenti, ou alors sur les conseils d’un praticien qui est spécialisé dans la notion de terrain. Alors c’est pas forcément de la naturopathie, un médecin de médecine traditionnelle chinoise, ou quelqu’un qui pratique la médecine ayurvédique, ou la médecine hippocratique, voire les homéopathes, ils seront tout à fait capables de vous définir votre état de minéralité. Ça peut aussi faire l’objet d’une analyse sanguine même si ça vaut ce que ça vaut. Il y a quelque chose qui est très bien c’est l’oligoscan aussi, c’est un appareil qui fonctionne comme en quantique, qui est très intéressant, il dresse l’état de minéralité puis aussi la présence de métaux lourds. Ça c’est autre chose, on pourra en parler plus longuement. En tout cas si vous avez une crise d’acidose pendant le jeûne, si vous avez fait une bonne descente alimentaire, vous avez les ressources pour tamponner le relâchement de ces acides. C’est pour ça que les exercices respiratoires j’en propose beaucoup parce qu’ils aident à évacuer ces acides sans mobiliser les ressources alcalines propres au corps. Voilà pour ce qu’on pourrait dire, très rapidement, de manière résumée, pour définir le cadre sur tout ce qui touche à la minéralité du corps. Ça dépend vraiment de chacun et surtout de la descente alimentaire et des réserves alcalines qui ont été réalisées sur les dernières semaines. Donc c’est pour ça que l’alimentation au quotidien elle est très importante quand on parle de jeûne, puisqu’on parle toujours de terrain.

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