Donc en complément de la reprise alimentaire par l’alimentation, ce qui est bien une fois que l’on a fait un jeûne, c’est de l’inscrire dans une dynamique, de moyen et de long terme. Donc de renouveler des séquences de détoxination parce que évidemment un jeûne, aussi long soit-il, aussi bien mené soit-il, ne sera pas suffisant pour détoxiner et je serais tenté de dire quel que soit l’âge qu’on a et quelles que soient les problématiques de santé qu’on peut avoir. Donc, comment renouveler des actes de détoxination, des cures de détoxination, jeûne ou autre dans le quotidien. Une fois que l’on a vécu l’expérience du jeûne, on sait comment appréhender les symptômes de l’élimination, on sait comment se préparer, on sait comment reprendre et c’est ça le plus important en fait. C’est que la cure en elle-même, elle est une chose mais de la façon dont elle est amenée et dont elle est conduite après, c’en est une autre. Si vous prenez l’exemple des jeûnes d’une semaine que je propose, en réalité c’est une magouille pour faire une détoxination sur cinq semaines. Deux semaines de préparation, une semaine de jeûne, deux semaines de reprise. Donc le jeûne d’une semaine, on a l’impression qu’on est en détox une semaine et en fait on est en détox pendant cinq semaines. Parce que l’on a une alimentation hypotoxique et généralement hypocalorique pendant quatre semaines ou deux fois deux semaines qui encadrent les phases de jeûne. Donc cela c’est la chose la plus importante, c’est de toujours inscrire le jeûne au centre de la détoxination mais de savoir qu’en fait en périphérie, on continue de détoxifier. Moins fort évidemment mais ce qu’il garantira le succès d’un jeûne c’est ces phases là et ce qui nous amène ensuite à pouvoir reprendre par des détoxinations, avec une alimentation équilibrée, entre des diètes ou des jeûnes, qui nous emmènent là où on avait laissé le corps. Pour ça la première des choses, avant de parler des cures elles-mêmes, c’est d’être conscient qu’il faut se responsabiliser quant à l’alimentation au quotidien. C’est sûr qu’entre deux jeûnes si on reprend trois cafés par jour, si on mange du cassoulet, si on mange des repas fris, beaucoup de sucre, beaucoup de grignotage, et bien la première partie de la détoxination sera déjà dévolue à travailler sur ces écarts et on ne reprendra pas là où on avait laissé le corps pour le dernier jeûne. Ça c’est la première chose donc même si on jeûne tous les ans, si on a une alimentation déséquilibrée et bien on ira peu travailler au delà du jeûne qu’on avait entrepris au départ. Alors il y a plusieurs possibilités d’inclure les cures de détox dans le quotidien, ça va dépendre du type de travail qu’on aura, de la motivation qu’on aura, du cadre familial qu’on aura, de l’âge qu’on aura, du poids qu’on aura, parce qu’on va arriver à une limite de poids de sécurité, et puis des problèmes de santé qu’on peut avoir. Reste qu’à mon avis pour 95% des individus, donc je mets de côté les gens qui ont des problèmes rénaux, ou qui ont des syndromes de Gilbert ou des choses comme ça, tout le monde peut et je dirais même tout le monde devrait jeûner un jour par semaine. Alors l’idéal c’est de fixer un jour spécifique, le corps va enraciner cette information dans le subconscient, ça va devenir automatique, pour ça il y aura pas besoin de… enfin, on va voir, on peut faire une petite préparation une petite reprise spécifique, mais ça se fait très facilement. Moi j’aime bien recommander le lundi pour la simple et bonne raison que c’est un bon moyen de commencer la semaine et si jamais on a invité, le dimanche, ça permet de nettoyer un petit peu les éventuels excès. Donc là on ne va pas travailler en profondeur avec ce jeûne là, par contre il y a des chances qu’on remette à niveau les six jours qui vont précéder. Donc ça c’est intéressant, je dirais que c’est une diète ou un jeûne qui va considérer de l’entretien quotidien. C’est quelque chose de classique, qui fait la part intégrante dans pas mal de cultures, qui repose sur des choses plutôt populaires et puis après qui ont pu éventuellement être reprises par certaines religions. En tout cas c’est quelque chose qui me semble intéressant. Pour ce qui est de la préparation et de la reprise et bien là c’est beaucoup moins complexe, c’est à dire c’est juste faire un repas léger, plus léger le dernier repas, et un peu plus léger le premier repas. Je dirais terminer, par exemple si on fait le lundi, le dimanche soir un repas léger de légumes et si on reprend le mardi, un petit déjeuner de fruits par exemple. Alors ça ce serait déjà, de manière hebdomadaire, de faire ce jeûne là, ensuite une fois par mois de faire un jeûne ou une diète de trois jours. C’est à dire que au lieu de commencer le dimanche, de prendre un repas léger le dimanche soir, on va faire un repas léger le samedi soir ce qui va nous laisser tout le dimanche, tout le lundi et on peut éventuellement reprendre le mardi soir. Ça ne change pas beaucoup la formule, on y sera habitué avec les jeûnes hebdomadaires et ça c’est déjà une bonne idée. Pour ceux qui ont un travail très exigeant et très physique, ça peut être de dire mon dernier repas c’est le vendredi midi et je reprends le lundi midi. Un week-end par mois je ne vais pas manger ou alors si c’est trop conséquent au moins de se dire je fais une monodiète, je ne vais manger qu’un aliment. Ça peut être de la carotte, de la pomme, de la banane, du raisin, peu importe. Ou alors c’est encore, si au départ c’est trop compliqué à mettre en place, de se dire du vendredi midi au lundi midi je ne mange que des fruits. Et n’importe quel fruit. Ça ce sont des exemples de diète alors évidemment on est allé du plus efficace au, entre guillemets, moins efficace mais c’est déjà très bien, c’est déjà donner une belle respiration au corps que de faire ça. Dans l’idéal, avec le rythme moderne qu’on a et puis les différentes sources de pollutions qu’on peut avoir, donc c’est à dire au niveau de l’eau, au niveau de la nourriture, au niveau des ondes électromagnétiques, au niveau des aliments au niveau du stress, au niveau du manque de sommeil, tout ça, tout ce que produit des toxines, l’idéal dans un monde parfait, ça serait de jeûner à chaque changement de saison, donc aux équinoxes et aux solstices. Là on se met au diapason de la nature c’est généralement là où le foie se met en pivot pour se réorienter vers une autre saison, de toutes façons quand on transite de l’hiver au printemps, bon on voit les bourgeons fleurir et quand on transite de l’été à l’automne on voit les feuilles tomber. On voit qu’il y a un changement qui s’opère chez les êtres vivants alors il y a des animaux qui hibernent, d’autres qui migrent, la nature, la sève rentre en terre, ou les bourgeons refleurissent. Et bien l’être humain, il n’est pas exceptionnel et donc lui il a un tas de processus physiologiques qui se mettent en place au changement de saison et la manière idéale de les accompagner, sans ralentir le travail, c’est de procéder à des cures. Donc si le jeûne est perçu comme quelque chose de trop sollicitant, ou en fonction des ressources qu’on a, ou en fonction du temps qu’on a, c’est au moins faire des diètes spécifiques. Par exemple c’est à l’automne se dire et bien je vais faire une cure de raisin, pendant sept, dix jours, je ne vais manger que du raisin parce que c’est très populaire en France mais on pourrait le faire avec n’importe quel autre aliment. Au printemps on pourrait se dire, bon, je fais une monodiète de pommes et puis garder les deux autres pour un jeûne d’une semaine par exemple pour l’été et pour l’hiver. Ce qui fait que l’on a 6 mois entre chaque jeûne et six mois entre chaque monodiète. C’est déjà pas mal, la monodiète ça se pratique assez facilement surtout quand on a habitué à quelques détoxinations, voilà ça c’est dans l’idéal. Bien sûr il faut organiser son emploi du temps parce que c’est quand même quatre semaines qui mobilisent l’attention pour ça mais c’est quatre semaines où aussi, on fait beaucoup d’économies d’un point de vue financier. Et puis pour la préparation, hormis pour le jeûne, c’est beaucoup moins facile fastidieux pour les monodiètes. On fait deux trois jours de préparation deux trois jours de reprise. C’est très simple donc ça, ça peut être une solution. Autre solution, il y a des personnes qui vont préférer mobiliser, on va dire deux semaines voire trois semaines par an pour faire un seul jeûne, un jeûne de 14 ou 21 jours. Ça c’est une éventualité, bon là ça demande plus de préparation, plus de temps pour la reprise, et un encadrement parce que l’on sollicite plus le capital minéral mais ça peut s’entendre. Pour moi l’essentiel, c’est déjà de se responsabiliser dans son quotidien en ayant une alimentation équilibrée, c’est à dire au moins 75 % végétale, au maximum crue et puis après les 25% qui restent ça peut osciller sur des céréales sans gluten, des produits animaux quels qu’il soient (en évitant les viandes trop grasses) et puis les légumineuses. Voilà déjà trois quarts si on est sur les bons végétaux, des bons fruits, des bons légumes, des bonnes noix et des bonnes algues, et bien c’est déjà très bien, ça fait que c’est une alimentation qui est hypotoxique. Si on va avoir une bonne hygiène de vie au niveau de la gestion de son stress, de l’activité physique, d’exercices respiratoires, on favorise aussi grandement ça et non seulement on ne s’intoxiquera pas trop mais il y a des chances qu’on détoxifie un petit peu aussi au quotidien. Si on rajoute un jeûne hebdomadaire plus un jeûne mensuel de trois jours ou en tout cas une diète mensuelle de trois jours, c’est très intéressant. Puis d’être certain qu’aux changements de saison peut faire quelque chose. Si après on trouve ça trop fastidieux, trop sollicitant en énergie, de faire des diètes à chaque changement de saison, et bien c’est au moins de prendre, c’est de la bidouille mais ça peut s’entendre pour certains rythmes de vie et certaines personnes, de prendre au moins des éléments qui vont stimuler les émonctoires. On parlait de l’arrivée du printemps, on peut prendre de la sève de bouleau en cure, qu’on va récolter soi-même ou autre, donc je parlais de la monodiète de raisin, quand il arrive à la bonne saison, ou de prendre des tisanes spécifiques, au printemps il y a l’ortie qui est là, il y a le plantain qui est là, le pissenlit, voilà tout ça ce sont des choses qui sont très intéressantes au niveau du drainage. Puis c’est de manger par exemple pour le printemps, beaucoup d’asperges pour stimuler les reins et leur élimination. Voilà c’est de jouer avec la propriété nutritionnelle et surtout thérapeutique de certains aliments pour, au changement de saison, diminuer. Ou alors on se dit juste je vais enlever les produits acidifiants, les céréales et les produits animaux. On peut vraiment avoir une large gamme de choix quand aux diètes qu’on peut choisir et ce que est important c’est d’avoir une réflexion sur la saisonnalité. C’est très très important, c’est là où l’on prend le plus d’énergie pour l’organisme et moi je l’ai entendu mais des dizaines et dizaines de fois, des gens qui disent j’ai fait une cure au changement de saison à l’automne et je ne suis pas tombé malade de l’hiver. Forcément si on détoxifie et bien la production de toxines, parce que l’hiver qu’est ce que c’est, c’est on reste plus enfermé à la maison donc moins d’activité physique ou de soleil, moins d’éblouissement à l’extérieur, plus de grosses bouffes, moins de produits vitaminés, moins de produits chlorophyllés et donc c’est tout un contexte de choses qui font que on a plus de sollicitations pour faire rentrer les toxines que pour les évacuer. Donc autant faire le ménage avant pour éviter d’être trop sensible et que le système immunitaire réponde moins bien et puis qu’on ait à subir des grosses crises de détoxination choisies par le corps, et donc auquel on va être sujet, plutôt que nous de les anticiper pour nettoyer régulièrement. Donc ça c’est quelque chose qui me semble très complémentaire au jeûne et puis bien évidemment se garder au moins une semaine par an pour accomplir cinq, six, sept jours de jeûne le plus à l’eau possible, voire même au bouillon, ça me semble un acte tout à fait naturel. Il faut rappeler que dans l’histoire de l’humanité on a plus souvent quoi connu le manque que l’abondance donc on est programmé pour ça, puis avec toutes les sollicitations en nourriture qu’on peut avoir autour de nous, s’en priver régulièrement au moins une fois par an, c’est un acte aussi naturel que d’aller se faire sa vidange pour la voiture tous les 15000 kilomètres. Donc voila un petit peu pour les pistes qu’on pourrait avoir pour tout ce qui concerne la façon de poursuivre un jeûne dans le processus de détoxination et puis les outils qu’on peut mettre en place de manière régulière pour favoriser l’élimination à quelque niveau que ce soit.

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