Donc on va revenir en détails sur les processus de détoxination lors d’un jeûne.
On part avec l’idéologie souvent très ancrée, que la toxine est le mal absolu et donc c’est pour ça qu’on va faire des cures de détoxination avec des plantes, avec des aliments, voire même des médicaments. Et quand on est très convaincu, on va aller vers un jeûne. Mais on oublie que la vie cellulaire elle-même crée une intoxication, donc de la toxémie, donc c’est un fait qu’il faut lutter contre les toxines mais c’est plus un fait de dire qu’il faut lutter contre la toxémie, comme contre une trop grande présence de toxines. Les toxines c’est le produit de la vie, ce n’est pas le mal absolu qu’on pourrait nous décrire. De même que la nuit, le froid, la pluie, ne sont pas le mal, on va dire ce sont des choses qui sont complémentaires, indispensables et qui sont comme le yin et le yang, créateur d’un équilibre. Donc quand on va chercher à faire une cure de détoxination, c’est parce qu’on aura eu trop de toxines par rapport à nos capacités d’élimination. C’est qu’un trop gros nombre de toxines est venu créer un déséquilibre, dans l’équilibre auquel elles viennent participer de manière normale. Alors on peut déjà s’intéresser à : quelle est l’origine des toxines ? Il y a deux origines. La première c’est l’origine exogène et au niveau étymologique exogène ça renvoie à extérieur, donc ça va être tout ce qui concerne les pollutions industrielles ou agricoles, l’air, l’eau, la terre, tout ce qui est pollué par l’agriculture moderne, les pesticides, les herbicides, les fongicides, les insecticides. Et puis au niveau industriel et bien tous les produits chimiques qu’on peut utiliser en tant que solvant, en tant qu’agent nettoyant, en tant que créateur simplement de matière et qui sont rejetés après filtration ou pas, dans l’eau, par l’air, par les fumées toxiques ou dans la terre. La deuxième source de pollution c’est les pollutions électromagnétiques, ce sont des éléments dont on ne parlait pas il y a encore une centaine d’années mais qui sont aujourd’hui très très présentes. Donc ça va être le wifi, ça va être le bluetooth, ça va être les antennes relais, ça va être le compteur linky EDF, ça va être les lignes à haute tension, ça va être la 3G, ça va être la 4G, toutes les informations magnétiques qui circulent dans l’air, invisibles, qui sont captées par des antennes et relayées par ces mêmes antennes. L’homme étant parcouru de courant électrique et l’homme étant magnétique aussi par essence, il est soumis à l’influence de ces rayonnements électromagnétiques divers, dont on ne mesure pas les effets individuels et encore moins les effets communs à tous ces éléments et qui sont une source de pollution énorme. La troisième forme de pollution exogène c’est tout ce qui concerne les drogues et les stimulants. Dans drogues et stimulants j’inclus l’alcool, le tabac, le café, le cannabis. Et toute autre drogue dure que je ne vais pas nommer ici, héroïne, cocaïne, etc etc etc. Donc drogues et stimulants, ça va inclure aussi quelque chose de plus banal mais comme les boissons énergisantes, qui sont très communes depuis, on va dire une dizaine d’années, qu’on retrouve partout, qui sont consommées presque à tout âge et qui sont des choses très polluantes pour l’organisme. Ensuite vient la catégorie des aliments nocifs. Ça va concerner, alors à différents niveaux évidemment de transformation, les pollutions, les viandes, les céréales, tous les aliments industriels, les OGM, tous les produits raffinés. Évidemment on pourrait affiner tout cela. Je mettrais en premier les aliments OGM, en deuxième tout ce qui est produits alimentaires industriels, enfin les aliments raffinés, enfin les céréales, enfin les produits carnés, mais on pourrait changer l’ordre si tant est par exemple, que la viande que l’on va manger soit une viande qui a été faite par hybridation, qui a été nourrie à l’aide de farines animales, d’OGM, qui a été soumise à des injections d’hormones, d’antibiotiques, d’anti-dépresseurs etc. Là évidemment on peut changer l’ordre mais en gros, tous les aliments transformés, non naturels et non physiologiques. Ensuite une source de pollution exogène dont on ne parle pas souvent, c’est les mauvaises associations alimentaires. Les mauvaises associations alimentaires par leur mauvaise dégradation au niveau digestif vont générer des déchets et donc ces déchets vont être des polluants. Et puis enfin si on a parlé des diverses formes de pollutions agro industrielles, en premier point on ne peut pas passer à côté de tout ce qui est de l’ordre des métaux lourds, mais plus des métaux lourds qui sont rejetés par l’industrie ou l’agriculture, mais qui sont mis dans le corps par le milieu médical, comme les dentistes pour les amalgames dentaires. Tout ce qui est problème de métaux lourds et d’amalgames, ce sont des formes de pollution exogène réelles et quelquefois pour certaines personnes, très très très fortes. Le deuxième point pour l’origine des toxines ce sont les toxines dites endogènes donc produites par l’organisme. Ça va concerner diverses formes d’acides, parmi les plus connus l’acide lactique, ça va être tout ce qui concerne les corps cétoniques, ça va être le gaz carbonique ou quelque chose de plus subtil comme le stress. On va dire, on peut dire que les formes de pollutions dont on a parlé en premier point sur les pollutions exogènes sont des stress, c’est vrai, mais on peut se stresser par nous-mêmes également, et le stress est une source de production de toxines très forte. Voilà un petit peu, ce n’est pas une liste exhaustive, c’est pour montrer qu’il y a plusieurs sources de polluants pour le corps. Quand on a plus de capacité à éliminer que l’on a de toxines dans le corps, tout est OK, tout va bien, le système fonctionne bien, on peut gérer les déchets, on peut gérer tant tout ce qui est extérieur et intérieur au niveau pollution parce qu’on a la capacité à le faire. En revanche, ça devient problématique dans la situation inverse, c’est à dire que j’ai moins de capacité à éliminer que de déchets présents dans mon organisme. Et là on appelle ça l’intoxication, donc on vient dans un état de toxémie dit pathogène. La joie de vivre et la parfaite vitalité du corps témoignent d’une bonne élimination. Vivre heureux c’est vivre dépollué et inversement. Quand on est bien nettoyé et c’est ce que témoignent tous les gens qui jeûnent et tous les rapports qui sont faits sur le jeûne, on va dans un état d’euphorie. On avait parlé du documentaire d’Arte « le jeûne, nouvelle thérapie ? » ; il était question de cet état-là d’euphorie en cours de jeûne. Ce n’est pas un état de manque qui nous fait atteindre un nirvana artificiel, c’est l’état de plénitude par la détoxination. Mais j’en avais parlé, nous sommes également très heureux après une bonne selle et nous sommes également très heureux après avoir uriné, ou nous sommes très heureux après avoir bien transpiré. La défécation, l’urine et la transpiration sont des manifestations d’élimination, donc on aime éliminer. Le corps est un système éliminatif aussi ; c’est un système assimilatif mais souvent on ne le prend que par ce prisme-là, se nourrir, profiter, jouir mais le corps a tout autant de plaisir à éliminer. Quand on a fait du sport, bien sûr par la sécrétion d’endorphines on a le plaisir, on a le plaisir aussi d’avoir mis son corps en mouvement, d’avoir ressenti des choses, on a du plaisir aussi à mettre les liquides ambulants, sang et lymphe, en mouvement, l’excréteur peau aussi en dynamique et d’éliminer. Et on est heureux quand on a éliminé. La réactivité somatique de l’organisme va dépendre du degré d’intoxication mais aussi de l’âge. Si vous observez, un enfant aura des réactions très vives face à un déséquilibre de son hygiène de vie, ce sera des fièvres très fortes, très brutales, très intenses, là où un vieillard n’aura quasi symptôme. La seule différence c’est la vitalité. On parlait du chikungunya pour lequel les enfants, qu’on considère généralement comme faibles, ont eu des symptômes beaucoup moins importants que les gens d’âge plus mûr soi-disant avec plus de force. Quelle est la différence entre ces deux catégories de personnes ? La vitalité. Ça fait peut-être mal de l’entendre, mais un enfant a beaucoup plus de ressources vitales qu’un adulte, même s’il est petit. Pourquoi il a plus de force vitale ? Parce qu’il est moins intoxiqué et donc s’il est moins intoxiqué, un virus comme le chikungunya va très peu l’impacter. Quelqu’un qui est très intoxiqué, le virus chikungunya va fortement l’impacter puisque il aura peu de disponibilité en ressources pour gérer l’urgence du virus. Mais on ne va pas se restreindre par cette démonstration, au virus, on va l’étendre à toutes formes de pathologies. Observez à quel point les enfants peuvent supporter une fièvre très forte par rapport à un adulte. L’adulte sera écrasé, à l’agonie et aux portes de la mort, là où l’enfant ne manifestera pas de stress, attendra que ça se passe et du jour au lendemain peut passer de l’état à être alité, à jouer avec ses amis. Pour l’individu ça va prendre beaucoup plus de temps et il supportera moins bien les hautes températures. La force vitale là aussi sera la différence. Et donc on dit que plus on vieillit, moins on supporte. Non ! Plus on vieillit en restant dans le même contexte, plus on accumule les toxines. Avec l’expérience, la force et les différentes stimulations immunitaires rencontrées en cours de vie, un adulte devrait théoriquement, avoir plus de vitalité qu’un enfant. Or c’est très très rarement le cas, on va dire que c’est même exceptionnel. Donc c’est là où on constate qu’il y a un déséquilibre dans l’hygiène de vie, où la santé se dégrade avec l’âge, mais ce qui ne devrait pas être un fléau et encore moins une constante. On va maintenant revenir sur tout ce qui est symptômes de crise. Alors ces symptômes de crise ils sont relatifs à l’écart entre la toxémie est le seuil de tolérance. Normalement on n’a pas de symptômes. Si on élimine suffisamment, régulièrement, si les toxines sont en petit nombre suffisant, on n’a pas de symptômes et on se contente de traverser la vie ou de la laisser nous traverser, selon comment on voit les choses, sans symptômes relatifs. On va s’attarder sur le but de la causerie, c’est la détoxination lors du jeûne, donc l’importance des crises, qui vont être différentes d’un jeûneur à l’autre, ça va déjà être relatif au volume de toxines présentes dans le jeûneur, chaque jeûneur est différent par rapport à ça. Et ça va être aussi relatif par rapport à la vitalité même du jeûneur et la capacité de ses organes excréteurs (je le rappelle rein, foie, poumon, intestins, peau). Pour un jeûneur ayant un niveau de santé moyen voire faible, le jeune sera avant tout pour la récupération énergétique. Par la récupération énergétique, on va augmenter la capacité de réactivité somatique et par conséquent on va pouvoir faire descendre rapidement la tolérance toxémique. Lorsque la toxémie est au dessus du seuil de tolérance somatique, ça crée des décharges violentes. Donc plus vous aurez de vitalité, à un degré de déchets toxiques égal, plus vous aurez de vitalité, plus les crises d’élimination seront fortes. On pourrait dire, j’ai des crises d’élimination fortes parce que je suis très intoxiqué, ce qui est en partie vrai mais j’ai surtout des crises d’élimination fortes parce que j’ai la capacité et la force vitale à pouvoir avoir ces crises d’élimination fortes. Le corps ne peut pas produire quelque chose à partir de besoins qu’il n’a pas. Les ressources vitales de l’organisme vont permettre des crises d’élimination fortes ; on ne peut pas déclencher une crise de guérison sans potentiel vital. L’énergie vitale elle est toujours la clé dans une cure de désintoxication. Sans énergie vitale, pas de nettoyage, donc un jeûneur faible, quand bien même intoxiqué, peut ne pas avoir de symptômes de détoxination puisque la première des ressources du jeûne sera de mettre à profit une revitalisation énergétique. Plus l’amplitude est importante entre la toxémie et le seuil de tolérance, plus la détoxination est forte. Et ça vient arriver comme crises qui pourraient être violentes. Mais qui ne sont violentes qu’en apparence, qui ne violentent pas le corps parce que c’est lui qui les commande. Ça pourrait être violent si on les commandait nous, par notre mental, en disant je vais le forcer à, par des plantes spécifiques, par des purges spécifiques, par des drainages spécifiques, par des stimulations spécifiques, massages ou autre. Là ça pourrait être violent pour le corps parce que ce n’est pas lui qui l’a commandé ou intimé. Mais si le corps se lance dans un processus automatique est autonome, il n’y a aucune crainte à avoir. Mais pour tenter de minimiser ces crises pour que le jeûne soit plus supportable, le but ce n’est pas d’être dans l’auto flagellation, dans la punition et puis dans un raisonnement judéo chrétien qui vise à « j’ai pêché hier en m’intoxiquant, je vais expier aujourd’hui en ayant des crises violentes ». Non c’est de faire une détoxination par paliers, de rentrer graduellement dans le jeûne, en réduisant sa quantité alimentaire et sa qualité alimentaire pour déjà détoxifier avant le jeûne pour enlever les premières couches. Ça c’était le but de la causerie sur l’entrée de jeûne et donc plus on fera une entrée de jeûne spécifique et qualitative, moins on aura d’effets violents, plus aussi on va capitaliser sur l’énergie et la force vitale, donc on va économiser aussi du temps sur le jeûne, à reconstruire le capital énergétique. Voilà pourquoi les paliers alimentaires sont indispensables. Les symptômes de crise déclenchés par le jeûne s’apparentent à des maladies, maladies entre guillemets, parce qu’évidemment quand on a compris ce qu’était la toxémie et la vitalité on ne peut plus jamais percevoir la maladie sous le même œil et donc on se rend compte que la maladie ce n’est ni plus ni moins, qu’un processus de guérison qui est en train de s’effectuer, qui est plus ou moins mal compris, généralement très mal compris et plus ou moins maîtrisé, généralement on tente de maîtriser, de canaliser et donc de stopper. Toute aide ou entrave menée sur une action maladive aura pour effet de faire sortir de son axe, de freiner ou de stopper la crise de guérison. On est sur une vision symptomatique de tout ce qui concerne l’humain et la maladie en fait partie, et même dans la plupart des systèmes de santé dits naturels, on s’attarde à effacer le symptôme sans jamais compter sur les forces de guérison inhérentes au corps, propres au corps, qui ne devraient être l’apanage que du corps. Puisque la maladie est généralement déclenchée par le corps, c’est un système de réponse à une source de toxémie trop présente ou à une attaque spécifique, en tout cas à un déséquilibre. La détoxination, c’est uniquement vivre les pathologies aigües qu’on appelle les pathologies en « ite », cystite, bronchite néphrite, rhinite, pharyngite, voire polyarthrite, toutes les pathologies en « ite » sont des maladies à crise aigüe. On ne vit pas des douleurs chroniques pendant le jeûne, on vit des crises aigües, des crises qu’on dirait, en temps normal, inflammatoires. Mais au même titre qu’on vit ces crises pendant le jeûne, on les vit aussi dans la vie courante. Que s’applique-t-on à faire dans la vie courante ? à les réfréner. J’ai une bronchite, je vais prendre un médicament spécial pour la bronchite, j’ai une cystite, je vais prendre un antibiotique, j’ai une néphrite, je vais prendre un antibiotique, j’ai une rhinite, je vais prendre quelque chose d’apaisant voire aussi un antibiotique, j’ai une sinusite, je vais prendre un antibiotique et je peux même aller jusqu’au curetage. Si c’est une crise aigüe que le corps a déclenché par lui-même, pourquoi ne pas le laisser aller au bout ? Mais tout cela nécessite d’accorder un contexte adéquat au corps, pour qu’il puisse le faire sans que ça crée un déséquilibre qui pourra amener à une crise chronique. Selon comme on perçoit la sinusite, très souvent congestion des intestins et du foie, alors on peut mettre en accusation les produits laitiers, les céréales à gluten, c’est un facteur très très très très aggravant, mais qui renvoie aux mêmes sources, congestion d’un ou deux organes. Le corps tente de se libérer de mucus et détoxifie par les sinus, pour être craché par les narines. Cela peut s’entendre d’aider le corps par des massages au niveau des sinus, de faire des inhalations, de mettre de l’eau de mer, bref peu importe. Si tant est que ça reste dans une dynamique d’expression du corps ça peut s’entendre, en temps normal, et quand ça vient se manifester en période de jeûne, c’est une crise qui sera plus brève, très intense, très mobilisatrice d’énergie, mais surtout très curative. Les crises aigües de maladie, pendant le jeûne, sont comme les crises aigües dans le quotidien, mais, et c’est le mais qui est important, elles sont voulues et contrôlées par l’organisme. Dans le quotidien, elles sont voulues par l’organisme mais non contrôlées. Ce sont des réactions violentes, par rapport à une situation trop forte. Donc dans le jeûne, contrairement au quotidien, les crises durent rarement quelques heures, c’est là la grosse différence mais cela fait écho à des sensations déjà éprouvées. Il est très très très très très très rare, voire exceptionnel, qu’on ressente pendant le jeûne des douleurs qu’on n’a jamais ressenti à un moment ou à un autre de sa vie. On travaille sur l’intériorité, on travaille à rebours, on travaille de manière séquentielle. Un point qui est important, c’est comment se passe la réduction des toxines dans le corps ? Ça se passe par rejet des déchets cellulaires dans la lymphe, dans la lymphe où se trouvent également les nutriments vitaux. Ces déchets passent du milieu interne vers le milieu externe. C’est comme ça que s’opère la réduction des toxines, en les extirpant de la cellule pour aller vers le milieu extérieur, remises dans le sang, filtrées par les reins, excrétées par les urines, ou par la sudation. Donc la réduction des toxines se fait par le travail de rejet cellulaire. Il y a un point qui fait débat quand on évoque le jeûne, doit-on forcer ou aider la détoxination ? Si on a dit que les crises, crises maladives étaient voulues et contrôlées par l’organisme, quel serait l’intérêt de vouloir forcer ou aider la détoxination ? Est-ce qu’on connaît mieux notre corps que notre corps lui-même ? Évidemment non. On applique des raisonnements mentaux, des émotions, des peurs, des envies, qui ne sont pas spécifiques aux besoins de l’organisme. La détoxination on a vu qu’elle dépendait de l’énergie vitale. Donc c’est l’énergie vitale et les priorités du corps, au niveau séquentiel qui vont déterminer les crises de détoxination. En ce sens et on l’a vu lorsqu’on parlait des techniques d’hydrothérapie pendant le jeûne, le sauna et le hammam qui font transpirer, ne témoignent pas d’une détoxination par exemple, mais plutôt d’une adaptation et d’une régulation thermique, la sudation. On doit économiser, on doit économiser économiser, économiser l’énergie vitale, sinon on passe en état d’énervation, de chute de l’énergie vitale, de faiblesse du système nerveux. Plus on se repose, plus on offre au corps des capacités d’éliminer. La clé c’est le repos, la clé c’est la non volonté, la clé c’est la préparation, les bons paliers de descente alimentaire, la préparation psychologique et la confiance absolue que son corps sait exactement ce qu’il va faire en situation de jeûne. La clé c’est de ne pas forcer, d’y mettre de mental puisque c’est notre mental qui nous a amenés à jeûner, par toutes les erreurs qu’on a conduites, qu’on a crées, par notre volonté consciente. Je décide la façon dont je vis, donc j’ai décidé avec mon mental de comment je me suis intoxiqué, pour arriver au jeûne. Donc pourquoi aujourd’hui je ne me tromperais pas ? Pourquoi aujourd’hui j’aurais une plus grande sagesse qu’hier, là où j’ai fait des erreurs ? Donc si on n’est pas certain d’être sage avec son corps, autant le laisser faire avec un savoir qui est ancestral puisque l’homme a toujours jeûné, le corps a toujours été habitué au jeûne, au niveau cellulaire c’est programmé dans son ADN, comme c’est programmé dans l’ADN de toutes les espèces. Donc on doit être dans une écoute et un respect instinctif des lois vitales qui s’expriment pendant la détoxination au cours du jeûne. Enfin, on va compter sur les organes excréteurs pour assurer, comme leur nom l’indique, l’excrétion des déchets, on va compter sur le foie et la bile, on va compter sur les reins et l’urine, on va compter sur les poumons et le gaz carbonique, on va compter sur la peau et la sueur, on va compter sur les intestins et les selles. On va compter sur ces cinq excréteurs-là, pour nous détoxifier pendant un jeûne. Alors on pourrait dire on n’a pas de selle pendant un jeûne, mais il est courant, il est rare mais il est courant malgré tout, qu’on ait des selles pendant le jeûne ce qui témoigne d’une activité des intestins pour détoxifier. On se rend compte qu’on a plus d’odeurs corporelles, donc la sudation, on se rend compte qu’on a mauvaise haleine, donc le CO2 par les poumons, on se rend compte que nos urines sont chargées, donc travail des reins et on se rend compte aussi de spasmes au niveau du foie, donc travail de la bile. À partir de toutes ces forces-là, organiques, de tous ces soldats-là, au service du corps, on peut se dire que la détoxination en cours de jeûne va être correctement accomplie, si on a des forces vitales. La force vitale c’est le repos, la force vitale c’est l’absence d’énervation. Donc pour qu’un jeûne soit mené correctement, c’est avant tout le lâcher prise au niveau du mental et aussi un grand ressourcement, un grand repos et un grand épanouissement.

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