Le jeûne
#45 Les reprises alimentaires

Alors aujourd’hui on va parler de la reprise alimentaire après une phase de jeûne ou d’une détoxination prolongée avec peu de fibres, ce soit aux jus, aux tisanes ou aux bouillons. En tout cas quand le système digestif n’aura pas été sollicité par des fibres. Il y a deux cas pour une reprise alimentaire, il y a une reprise alimentaire qui se ferait de manière on va dire, naturelle, c’est-à-dire quand le corps a fini de détoxifier, où la sensation de faim naturelle revient. Et la sensation de faim elle peut exister à trois endroits différents. Elle peut exister au niveau de la tête, j’ai envie de manger, ou il est midi et d’habitude je mange à cette heure-là, ou j’avais programmé de jeûner 10,12 ou 13 jours et demi, il faut que je reprenne, ça c’est la tête. La deuxième sensation ça peut être au niveau de l’estomac, on a cette sensation que l’estomac travaille et on se dit et bien tiens ça doit être la faim, c’est un peu un réflexe pavlovien, estomac qui gargouille égal faim, mais ce n’est absolument pas le cas puisque généralement ce sont les acides dans l’estomac qui travaillent et qui donnent ces sentiments de gargouillis qui appellent la faim et qui ne sont ni plus ni moins qu’un nettoyage et qu’une remise en place, donc ce n’est absolument pas un facteur de reprise alimentaire et c’est ce qu’on appelle vulgairement et quotidiennement, le coup de barre de 10 heures. On remet un aliment à cet endroit-là, le symptôme s’arrête et en fait on a coupé le nettoyage qui n’a pas pu aller au bout. Donc l’estomac n’est absolument pas un indicateur de reprise alimentaire pas plus que la tête, le vrai facteur de reprise c’est de la sensation de faim dans la troisième zone du corps, c’est au niveau de la bouche par la salive. La langue doit être rose, nettoyée, c’est à dire que toutes les toxines du système digestif ont fini d’être rejetées ; le travail est fait, on n’a plus la bouche pâteuse, lourde, odorante, au contraire très claire et beaucoup de salive présente, ça c’est le signe comme quoi il faudrait remanger. Sauf que il y a deux problématiques à ce cas-là. La première problématique c’est, admettons que le nettoyage n’ait pas été fini, achevé, pendant le jeûne et donc du coup admettons on arrive à la limite de sécurité ou au poids de sécurité puisque l’on a tous un poids de sécurité au dessous duquel il ne faut pas descendre sinon il y a des atteintes et des séquelles physiologiques qui peuvent s’avérer irréversibles, donc ça, ça se trouve sur des tableaux, il y a des conducteurs de jeûnes et des hygiénistes qui les ont classifiés depuis des années, donc ça c’est le premier cas, si on arrive en limite de poids. Le deuxième cas, c’est si on arrive à l’échéance en jours, limite, qui se situe aux alentours de 40, 42, maximum 45 jours de jeûne. Admettons que là on n’a toujours pas de sensation de faim au niveau de la bouche, que la langue ne soit pas rose et que l’on n’ait pas faim. Il faut malgré tout rompre le jeûne et là on arrive à la deuxième partie qui est rompre le jeûne non naturellement. Là c’est une question qui se pose qui est compliquée puisqu’on va envoyer un message contraire à ce que l’organisme voudrait. Nous on a placé toute notre énergie et notre mental et notre subconscient à dire, je laisse les clés au corps pour qu’il accomplisse des processus d’autolyse et de nettoyage ; on lui donne une dynamique on l’accompagne dans cette dynamique, on fait un travail dans le sens de cette dynamique pendant tout le jeûne et à un moment donné on lui dit et bien tu n’as pas fini mais j’arrête quand même. Donc c’est, je roule tranquille sur l’autoroute en sixième avec ma grosse berline depuis des heures et des heures et des heures et il faut que je décélère très violemment et que je revienne en deuxième donc ça ne va pas être quelque chose d’agréable. Donc si c’est quelque chose qui n’est pas naturel et qui peut s’avérer pas agréable, il faut vraiment être très précautionneux dessus.
Je serais tenté de dire que n’importe qui peut jeûner, ce n’est vraiment pas compliqué de jeûner, par contre faire une bonne reprise alimentaire ça c’est très très très compliqué. Ça va être compliqué parce que ça va faire appel à tout ce qui est notion de compulsion, de passion, de plaisir, d’envie, de frustration et puis d’intinct de boulimie, de réflexes presque ataviques, de pertes sensorielles, bref tout un tas d’éléments auxquels on n’est jamais confrontés et qu’on va éprouver très intensément. D’où l’intérêt si on jeûne, de reprendre accompagné par un conducteur de jeûne et/ou en groupe, pour pouvoir être sûr d’être carré. Il faut vraiment être conscient que c’est une rupture non naturelle d’un processus, ça c’est la première chose et donc quand on est conscient de ça, on se dit il faut que j’y aille mollo. De la même façon que quand on prépare un jeûne il faut faire une bonne descente alimentaire, il faut faire une bonne reprise alimentaire. Il faut voir ça comme une belle sinusoïdale, où le pic est l’apogée du jeûne, on va dire la petite montée c’est la préparation, la petite descente c’est la reprise. Et là on arrive vers la normalité. Il est impossible qu’un jeûne bien mené, avec une descente alimentaire bien menée, vous amène à retrouver les mêmes habitudes alimentaires qu’avant. Puisqu’en fait physiologiquement vous avez éprouvé d’autres choses, que les organes se sont en partie nettoyés et surtout dans votre subconscient vous savez aujourd’hui, ce qu’est la nourriture. Donc vous ne pouvez plus la regarder de la même façon, et de la même façon que avant, vous deviez consommer un gros volume d’aliments pour obtenir peu de nutriments parce que les cellules étaient engorgées et que les émonctoires étaient moins fonctionnels qu’aujourd’hui, après vous aurez toujours ce même besoin de nutriments, en revanche vous aurez moins besoin de quantités parce que vous assimilerez mieux, donc, et la qualité de votre alimentation et la quantité de votre alimentation va irrémédiablement changer. À moins que vous, vous ne soyez dans une logique de : j’étends ma consommation, je force ma consommation et je cherche à revenir dans des abus et des habitudes, ou alors je vais dans la compulsion ou alors je vais dans, vraiment avec le mental, pour faire telle ou telle chose qui serait désordonnée. Mais dans les très grandes lignes ce n’est pas possible que l’alimentation ne rebouge pas après un jeûne. Le but de la reprise alimentaire ce n’est pas de reprendre du poids, même s’il va y avoir reprise de poids immanquablement mais vous verrez qu’en mangeant 200 grammes vous allez peut-être prendre 500 ou 600 grammes. C’est-à-dire les reprises de poids les premiers jours sont généralement plus fortes que le volume ingéré parce que là on repasse justement de cette sixième vitesse à cette deuxième vitesse. Donc là voilà il faut continuer de prendre son poids et puis d’observer ce qui se passe. On va voir tout de suite une régulation au niveau du pouls qui va revenir plus bas, les selles vont refonctionner de manière naturelle, la sudation va s’arrêter, ce qu’on appelle le sentiment de fatigue va s’estomper puisque l’inversion énergétique n’aura plus lieu, puisque si on active les processus digestifs et bien forcément ça va donner moins de champ libre et moins d’énergie à la détoxination, donc tout va changer ne serait-ce qu’au premier repas. Dès l’instant que vous allez mettre quelque chose dans votre bouche, avant même que ce soit digéré complètement, vous allez déjà retrouver ce qu’on appelle de l’énergie mais en fait c’est l’énergie qui aurait été allouée à la détoxination qui va revenir vers la digestion, comme un contre-feu. Vous aurez toujours la même dose d’énergie, ce n’est pas l’aliment que va vous apporter de l’énergie, c’est juste que l’énergie va être déplacée de l’élimination vers l’assimilation. Ça c’est important vraiment de le comprendre. Comment reprendre la nourriture? Alors là deux écoles enfin deux écoles pour moi, je ne suis toujours pas décidé sur la meilleure façon, parce que après différents tests et observations et bien je n’ai pas vu une qui n’était plus valable ou moins valable que l’autre, pourtant elles pourraient s’avérer contradictoires. Le premier type de reprise c’est de dire je vais reprendre très progressivement. Je vais reprendre très progressivement, moi j’aime à penser que le jeûneur, surtout s’il a jeûné à l’eau, est un nouveau né. En plus idéologiquement ça me satisfait, donc il a des mâchoires qui n’ont pas travaillé la mastication donc ça va vite être fatigant, il a un système digestif qui a été complètement en pause et qui n’a pas travaillé et sa flore intestinale s’est modifiée. Donc je considère que c’est un nouveau né donc il, doit être alimenté comme un nouveau né, petit à petit, avec des aliments très physiologiques et puis graduellement, en petites quantités et puis avec beaucoup de prébiotiques, c’est à dire qui favorisent le développement de la bonne flore intestinale. Dans ce sens là en fait on va faire, le jeûne sera comme une médiatrice, une médiane, il fera une jonction entre la descente alimentaire et la reprise alimentaire. Il faudrait qu’en fait, la fin de la descente alimentaire soit le début de la reprise alimentaire ; donc réintroduire au départ des jus c’est à dire des informations nutritionnelles non fibrées, alors là plutôt des jus de légumes avec un tout petit peu de fruits pour amener la charge dessus. Comme ça, alors tous les conseils que je donne ils sont évidemment très généraux, j’ai oublié de le préciser en préambule de la causerie mais tout ce que je dis là c’est valable uniquement de manière générale, toute reprise alimentaire doit être individualisée, donc, plutôt par des jus de légumes avec un peu de fruits et aussi des bouillons pour ramener des minéraux et refaire le capital minéral. Et puis reprendre en douceur, ça c’est la première étape. La deuxième étape ça serait de reprendre plutôt des fruits, des fruits parce que c’est ce qui est le plus facilement digérable on va dire. Donc là ses fruits-là on va aller plutôt vers des fruits aqueux, on va dire avec beaucoup de jus et très peu de fibres. Ça va être les agrumes surtout donc les oranges, oranges sanguines, les clémentines, les mandarines, voilà des choses comme ça, il y a des gens qui pourront être attirés par le citron, pourquoi pas. Pourquoi pas des pamplemousses éventuellement, en tout cas des fruits vraiment juteux. Là ça c’est vraiment la première partie, la deuxième partie c’est d’aller vers des fruits plus tendre, donc là on ira vers la pomme, on ira vers le kaki, on ira vers la poire, on ira vers la banane bien mûre éventuellement, même si c’est très fort, on ira vers ces aliments-là qui sont dits intermédiaires, pour aller plus tard vers des fruits plus durs. Il y a des bananes qui sont très dures, très fibreuses, ça peut être de la mangue aussi et enfin de l’ananas. Là cette durée de reprise elle va évidemment dépendre de la durée du jeûne qui aura été effectué. Evidemment qu’on ne va pas reprendre de la même manière un jour, quatre jours de jeûne à l’eau et puis un mois de jeûne à l’eau, ça n’a évidemment pas de sens. Sinon ça ne serait vraiment pas logique, on va dire ça ne serait pas graduellement respectable pour l’organisme. Cinq jours de jeûne vous pouvez reprendre plus vite évidemment que trois semaines de jeûne. C’est vraiment comme ça qu’il faut le voir donc si vous avez jeûné une semaine à l’eau, il faut 10 jours de reprise alimentaire à peu près. Si vous jeûnez un mois à l’eau, il faut un bon mois de reprise alimentaire. Donc tout ce qui est travail avec les fruits, la reprise des fruits, ça continue de s’accompagner par les jus de légumes et les bouillons, pour apporter des minéraux que les fruits n’amèneront pas et continuer de nourrir le corps. Une fois que ces fruits ont été repris et bien là on peut réintroduire les légumes, voire les crudités et là ce sera au ressenti de la personne au niveau de ses intestins. Et des crudités plutôt douces pas trop fibreuses donc faire attention à tout ce qui va être céleri, faire attention au départ, voilà tout ce qui est céleri branches, céleri rave, faire attention aux choux également et privilégier des légumes plus tendres. Ça peut être la carotte un petit peu râpée bien mastiquée, alors ça j’ai oublié, faire travailler beaucoup la mastication quand on reprend les légumes, bien sûr quand c’est les fruits mais là ça aura moins d’incidence et puis là ça m’amène à évoquer la notion de compulsions. C’est dès que je reprends, souvent je vais avoir envie, pas besoin, envie de manger plus. Et c’est là où il faut tout contrôler. En fait l’enjeu de la prise alimentaire c’est ça, ce que je dis de manière théorique ce n’est pas très difficile à appliquer. Ce qui est difficile à appliquer c’est la raison au niveau de la quantité. Et là, quelque chose qui peut être intéressant en fait, c’est mastiquer l’aliment, beaucoup et le recracher. Ça peut paraître du gaspillage mais par contre ça évite de l’avaler et puis de se créer de grosses douleurs au niveau de l’estomac et au niveau des intestins. Il y a tout un tas d’expériences évidemment négatives qui montrent qu’une reprise alimentaire mal menée et puis surtout trop nourrie, débouche sur des dégâts intestinaux, annule les effets du jeûne voire aggrave des symptômes qui n’existaient pas avant le jeûne. Par exemple des gens qui disent je vais reprendre en quantité illimitée, bon ça peut faire des occlusions, ou je vais reprendre des éléments trop sucrés comme je vais me prendre une rafale de dates, et bien il y a des gens qui sont décédés de ça. Un énorme pic de sucre au niveau sanguin et puis voilà. Ou alors je vais reprendre une grosse poêlée de pommes de terre et puis les intestins qui ont été au repos, ils se trouvent à devoir, avec les selles qui n’auront pas été évacuées et poussées progressivement, et bien toutes ces pommes de terre qui arrivent forment un énorme bloc d’amidon. Et ça englue les intestins. Donc là il faut une intervention chirurgicale rapide ou c’est le décès. Et donc ça ce sont des faits qui sont réels, qui ont existés et qu’on ne peut pas nier. Donc du coup c’est on ne reprend pas avec n’importe quoi et surtout en n’importe quelle quantité. La reprise alimentaire doit vraiment être la plus frugale possible et la plus douce possible, avec des aliments physiologiques. Après comment on peut mener cette reprise alimentaire? On peut la mener avec deux idées, c’est de se dire moi j’ai envie de malgré tout continuer à détoxifier, je reprends l’alimentation mais j’ai envie de faire perdurer les effets naturels déclenchés par le jeûne, c’est à dire j’accompagne ce travail-là, je le casse le moins violemment. Et bien là on étire le plus possible sa reprise alimentaire et on reste avec les aliments les moins mobilisants en énergie, au niveau de la digestion, pour qu’une grosse partie de mon énergie reste à l’élimination. Donc là on va manger peu, dans la journée et peu de quantité. Ou alors on va rester aux jus plus longtemps, ça c’est un parti pris qui est, ou personnel, ou sous les conseils de la personne qui encadre le jeûne. Deuxième façon, c’est de dire je dois revenir à une vie très active et pour des raisons x ou y j’ai envie de remanger, entre guillemets, « normalement » et, entre guillemets, « comme avant ». Donc là on veillera à respecter simplement les précautions que j’ai énoncées avant, c’est-à-dire reprendre graduellement si on a jeûné une semaine de faire une reprise sur au moins une semaine, dix jours. La deuxième grande possibilité de jeûner, donc j’ai dit la première possibilité c’était de remanger comme si on était un nourrisson, graduellement, la deuxième possibilité ça c’est un très vieil hygiéniste, qui s’appelle Arnold Ehret, et qui a été rapporté par les écrits de ses étudiants ; lui il estimait que pendant le jeûne, du mucus était dégagé des intestins, alors lui il n’estimait pas ça parce que ça se constate, pour moi les dépôts blanchâtres sur la langue c’est ni plus ni moins la traduction de dégagement de matières au niveau des intestins et surtout au niveau du mucus intestinal. Et donc ce mucus il est sorti, il est hors de la muqueuse, il n’est plus dedans, il ne bouche plus les trous. Mais pour lui c’est une des obstructions majeures de la santé, le mucus. Donc lui il avait inventé un régime qui s’appelait « mucusless diet » donc le régime sans mucus, qui a fait beaucoup de preneurs, beaucoup d’émules à l’époque, il y a cent, cent vingt ans et qui est tombé dans l’oubli, qui est revenu un petit peu y a quelques années, qui est très peu connu dans le monde francophone parce que la grande majorité de ses écrits n’ont jamais été traduits. Reste que lui disait, si le mucus est dégagé des intestins, si on remange progressivement, on va le faire se redéposer et je trouvais l’idée pas bête, puisque c’est vrai qu’on constate, dans les sorties des premières selles, des selles dures, noires, mais peu de mucus en fait dessus. Là c’est déjà de dire est-ce qu’il y a des selles pendant le jeûne, ça dépend du jeûne, mais il y a des selles qui sont pleines de mucus. Au quel cas là c’est le corps qui a déclenché le phénomène d’évacuation avec son système nerveux, mais là on va redéclencher les selles artificiellement d’où l’intérêt, pour lui, de faire un balayage au niveau des intestins. Alors il proposait des recettes, là que je n’ai pas en tête, moi j’en ai créé une, qui marche pas trop mal, qui déclenche une selle dans les deux heures à peu près. Donc l’idée c’est de prendre des bananes bien mûres, pas beaucoup, une ou deux. La banane elle sert a ne pas faire montrer trop vite le sucre dans le sang pour la reprise, parce qu’elle est très fibreuse, légèrement amidonnée et puis très compacte, d’y associer un fruit laxatif en l’occurrence le pruneau, je prends des pruneaux déshydratés et je les fais tremper pour leur faire perdre un peu de sucre, voilà dans un mixeur je mets 5, 6 pruneaux, une grosse banane et j’y associe un élément mucilagineux pour faire balai, ça peut être le psyllium donc qui est une plante indienne, qui devient gluante au contact du liquide et puis j’y rajoute souvent une cuillère à soupe de pollen. Donc là pour vraiment adoucir les intestins et commencer à redévelopper la flore intestinale et donc je mixe ça, je fais mixer ça, je fais manger à la grosse cuillère. Alors c’est très pâteux, très gluant, je laisse bien prendre pour que le psyllium fasse vraiment comme un pâté, je fais manger ça et si au bout d’une heure et demie, deux heures, la première selle n’est pas venue, je refais manger la moitié du même volume. Là il y a une selle qui vient et là sur cette selle on constate un peu de mucus. Pour moi ça me semble intéressant, c’est une reprise qui est intéressante, aussi, mais je ne suis toujours absolument pas convaincu d’une des deux solutions. Je ne sais pas, il me faudrait ou plus de recul, ou plus d’analyses, enfin je ne sais pas. Pour autant pour moi, les deux ne sont pas dangereuses, elles pourraient paraître antinomiques dans le sens où il n’y a pas de jus, il y a rien… mais là je cherche un effet balai, très rapide, sur les deux heures, sans véritable digestion du coup. Voilà, mais c’est deux solutions que j’envisage et les deux seules que je considère. Cette reprise elle ne peut pas se faire sans un accompagnement mental, alors un accompagnement ça ne veut pas dire se faire suivre par un psychologue, ça veut dire soi, s’observer reprendre l’alimentation. C’est à dire instinctivement, je vais être porté sur quoi? Une alimentation qui est désastreuse ou une alimentation qui est physiologiquement bénéfique. C’est d’observer ça déjà, alors évidemment en période de reprise on ne va pas vers l’alimentation destructrice mais en tout cas que vers quelle compulsion j’irai. Et ça c’est tout un pan de travail pour les semaines à venir qui peut s’ouvrir et qui peut s’annoncer bénéfique pour les bienfaits du jeûne. La deuxième chose même si je n’y suis pas spécialement favorable, dans certaines circonstances, c’est de dire on a rompu le jeûne artificiellement, pour autant des organes continuent à travailler très vivement. Et bien on pourra utiliser un des supports thérapeutiques externes pour continuer le travail de l’organe Ça peut être par de la capillothérapie avec des bouillottes qui pourront être placées sur le foie, sur les reins, ça peut être par des massages en automassage ou des massages par un praticien, ça peut être par de la réflexologie, plantaire notamment, ça peut être par tout ce qui est technique d’hydrothérapie, sauna, hammam, je n’en conseille absolument pas pendant le jeûne parce que ça fait dépenser une quantité d’énergie absolument phénoménale, ça peut être par continuer des brossages à sec, parce que la détoxination se fait beaucoup par la peau, ça peut être par une petite activité physique pour réactiver le système pulmonaire, ça peut être des exercices respiratoires, ça peut être aussi par des plantes aux principes actifs forts, des plantes médicinales, qui vont travailler pour le soutien des émonctoires, ça pourrait être des plantes amères pour le foie, des plantes diurétiques pour les reins, ou des plantes astringentes pour stimuler la lymphe. Et ça moi je n’y vois pas d’opposition puisque vu qu’on reprend l’alimentation et qu’on rompt le jeûne artificiellement, de remettre un artifice externe, ne me dérange pas, et me fait même me dire que finalement, on reste plus dans la dynamique du corps qui est d’éliminer. Alors ça ce n’est pas spécifiquement hygiéniste de remettre des plantes ou autre mais dans certains cas, notamment dans le cas de travail du foie ou des reins je me dis que c’est dommage de bloquer ce processus là et d’attendre une éventuelle autre détoxination ou un éventuel autre jeûne pour éventuellement reprendre au même niveau. Il y a des cas où voilà, selon l’âge de la personne, la vitalité de la personne, le contexte de la personne, les pathologies de la personne, le travail de la personne, le cadre familial de la personne, on peut être amené à prendre ce genre d’initiatives et je le fais bien volontiers. L’autre chose, c’est cette phase de reprise elle peut amener des questions. C’est comment réintégrer le jeûne dans son quotidien? Là ça fera l’objet d’une autre causerie mais qui est tout aussi importante et pendant la phase de reprise, bien ressentir ses organes, bien ressentir les besoins pour ensuite aller vers la question : comment réintégrer la détoxination et réintégrer le jeûne dans mon quotidien?

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